Assurance prêt immobilier et risques sportifs

La pratique de certains sports peut faire basculer votre profil dans les profils à risque. En effet, certains présentent un risque plus accru d’accident ou de décès. Lorsque vous souscrivez un prêt immobilier, il faut donc déclarer à l’assureur toute pratique régulière d’un sport extrême. Cela aura un impact sur votre assurance de emprunteur, mais fort heureusement, selon le niveau et la fréquence de la pratique, des solutions pour s’assurer existent.

Sommaire

Assurance prêt : quels sont les sports à risque ?

La pratique en loisirs ou à un niveau professionnel d’un sport extrême doit être mentionnée dans votre demande d’assurance de prêt. L’assureur pourra vous demander de compléter un questionnaire dédié aux sports à risque, pour évaluer au plus juste quelles sont les garanties à proposer et dans quelle mesure elles doivent couvrir votre emprunt.

Les assureurs classent les sports à risque par catégories, les connaitre vous aidera à mieux vous situer dans la recherche de votre assurance de prêt immobilier. Ce sont généralement :

  • Les sports mécaniques : rallye, moto…
  • Les sports de montagne : ski, randonnée…
  • Les sports nautiques : surf, plongée, kayak…
  • Les sports de combats réputés violents : boxe, MMA, karaté…
  • Les sports collectifs en professionnel : football, rugby…
  • Les sports aériens : base-jump, parapente, planeur…
  • Les sports équestres : dressage, équitation…
  • D’autres catégories : spéléologie, chasse, safaris…

À noter que d’une compagnie à une autre, les risques sportifs sont évalués différemment, il est donc important de prendre le temps de comparer les offres pour trouver celle qui vous correspond le mieux. Vous pouvez faire appel à un courtier spécialisé en assurance emprunteur, pour vous aider à identifier les assureurs les plus adaptés et négocier votre contrat.

Sport à risques : quel impact sur l’assurance emprunteur ?

L’incidence d’un sport à risque sur la souscription d’une assurance emprunteur porte sur les formalités, le coût de l’assurance et la couverture de l’emprunteur.

Premièrement, l’assureur peut exiger qu’un questionnaire dédié aux risques sportifs soit complété. Vous ne devez déclarer votre sport que lorsque qu’il s’agit d’une pratique régulière, en club par exemple, ou professionnelle.

Les rubriques de ce questionnaire doivent permettre à l’assureur d’évaluer si votre profil doit être considéré à risque, si la pratique représente un risque limité ou plus élevé que la normale. Il faut donc compléter les informations sans en omettre aucune. Ce questionnaire doit permettre d’établir :

  • Le niveau de pratique et d’expérience, à savoir si l’emprunteur pratique en tant qu’amateur ou professionnel et s’il a les qualifications requises (brevet ou licence) ;
  • Le matériel utilisé lors de la pratique du sport ;
  • Si l’assuré pratique ce sport seul ou avec un professionnel qui l’encadre ;
  • Si l’assuré pratique la discipline dans le cadre d’un club ou non ;
  • Les sites habituels où l’emprunteur pratique son sport.

Les réponses à ce questionnaire détermineront les ajustements que l’assureur apportera au contrat : qu’il s’agisse d’inclure une supprime et/ou une exclusion de garantie, ou simplement de refuser d’assurer le prêt.

Si l’assureur considère que le risque à couvrir est trop élevé, il peut accepter d’assurer le prêt mais en appliquant un coût supplémentaire : une surprime. Le coût des garanties est certes majoré, mais l’emprunteur a une couverture complète. En cas de décès ou d’accident lors de la pratique de son sport, l’assurance remboursera le capital restant dû.

L’assuré est libre d’accepter ou de refuser l’offre. En cas de refus, il peut se tourner vers d’autres assurances, s’il souhaite traiter en direct, ou faire appel à un courtier qui saura négocier de meilleures conditions d’adhésion.

Autre levier permettant à l’assureur de contrebalancer le risque : l’exclusion de garantie, c’est-à-dire qu’il peut exclure votre discipline de vos garanties. Cela implique que l’indemnisation ne sera pas effective, si l’incident à un rapport avec votre pratique sportive jugée à risque. Toutes les garanties en rapport avec votre état de santé peuvent être concernées : la garantie décès, la garantie invalidité permanente ou partielle, la garantie perte totale d’autonomie…

Cela étant certains assureurs peuvent proposer à l’emprunteur de racheter les exclusions moyennant… une surprime. Le rachat ne concerne que les garanties qui présentent un risque limité.

Enfin, solution plus extrême : l’assureur peut décider de ne pas couvrir le prêt immobilier de l’emprunteur. S’il estime que la probabilité qu’un sinistre survienne dû à la pratique du sport est trop importante, il peut se désengager. Mais le refus d’assurance à cause de la pratique d’un sport extrême ne se présente que rarement.

L’emprunteur peut alors se tourner vers des assurances plus expertes pour couvrir les risques sportifs et plus à même de proposer une protection optimale. Si les refus se multiplient, l’assuré peut soit chercher des garanties alternatives pour rassurer sa banque, ou dans le pire des cas abandonner la pratique du sport pour obtenir une assurance.

Quelle pratique déclarer à l’assureur ?

Selon la fréquence et le niveau de sa pratique sportive, l’emprunteur peut ne pas avoir à déclarer sa discipline.

  • Pratique occasionnelle : si l’emprunteur pratique un sport de manière occasionnelle, 1 fois par mois ou tous les six mois par exemple, et est accompagné d’un professionnel, dans ce cas pas de déclaration nécessaire.
  • Pratique sans encadrement : lorsque le sport extrême est pratiqué sans professionnel encadrant, il vaut mieux en informer votre assureur.
  • Pratique régulière ou professionnelle : si l’emprunteur fait du sport au moins une fois par semaine ou à un niveau professionnel, il doit obligatoirement en informer l’assureur.

Vous ne devez en aucun cas omettre de déclarer votre sport ou mentir sur le questionnaire à compléter. Si l’assureur se rend compte des informations ont été dissimulées, de manière intentionnelle ou non, il risque d’appliquer des sanctions : annuler votre contrat d’assurance, refuser de vous indemniser en cas de sinistre. Les conséquences financières peuvent être lourdes pour vous.

Se faire aider par un courtier en assurance prêt

La manière la plus efficace d’obtenir l’assurance adaptée à votre profil à risque, est en sollicitant les services d’un courtier en assurance. Collaborant avec les compagnies, il a une connaissance étendue du marché, il évaluera votre profil et tous les éléments à prendre en compte, pour trouver l’offre qui vous corresponde. Vous gagnerez en temps, en argent et bénéficierez de son expertise dans le choix de votre assurance.

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