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Statut professionnel et assurance de prêt : quelles relations ?

Dans le cadre d’un prêt immobilier, l’assurance emprunteur est un élément clé pour sécuriser l’emprunt. Si l’emprunteur n’est plus en capacité de rembourser son prêt immobilier par ses propres moyens, en raison d’un accident, d’une maladie ou d’un décès, son assurance emprunteur prend le relais, conformément aux garanties souscrites. 

Cependant, la souscription à l’assurance de prêt est sujette à plusieurs facteurs, dont le statut professionnel de l’emprunteur. En effet, la nature de l’emploi et la stabilité financière associée à chaque statut professionnel peuvent avoir un impact direct sur les conditions et les coûts de l’assurance emprunteur. Statut professionnel et assurance de prêt : on vous en dit plus. 

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L’importance du statut professionnel dans l’obtention d’une assurance de prêt

Lorsqu’il s’agit d’obtenir une assurance de prêt, le statut professionnel de l’emprunteur joue un rôle majeur dans l’évaluation des risques par les assureurs. En effet, la stabilité de l’emploi et la régularité des revenus sont des critères essentiels pour déterminer la capacité de remboursement d’un emprunteur. Par conséquent, les conditions d’assurance proposées par l’assureur sont variables.

La nature du statut professionnel de l’emprunteur, qu’il soit salarié en CDI ou en CDD, intérimaire, travailleur indépendant, fonctionnaire ou demandeur d’emploi, influence non seulement la perception des risques par les assureurs, mais également les garanties proposées dans le contrat, les taux appliqués et les éventuelles exclusions spécifiques

La stabilité de l’emploi et la perception des risques par les assureurs

Les assureurs accordent une attention particulière à la stabilité de l’emploi lorsqu’ils évaluent les risques d’un emprunteur. 

Un salarié en CDI, par exemple, représente un profil stable avec des revenus réguliers, ce qui diminue le risque de non-remboursement en cas de problème de santé ou de sinistre. En revanche, un travailleur en CDD ou un intérimaire, dont la durée du contrat est limitée, peut être perçu comme un risque plus élevé. Les travailleurs indépendants, qui ne bénéficient pas de la même sécurité de l’emploi, peuvent également être considérés comme un risque accru pour les assureurs. 

Ainsi, les assureurs évaluent le profil professionnel de l’emprunteur pour ajuster les conditions de l’assurance, y compris les garanties proposées et le montant des primes. La perception du risque est donc directement liée à la stabilité professionnelle de l’emprunteur. Cela peut influencer la décision de l’assureur concernant l’acceptation du dossier et les tarifs appliqués. 

L’influence du statut professionnel sur les conditions d’assurance et les taux appliqués 

Le statut professionnel de l’emprunteur a un impact direct sur les taux appliqués dans le contrat d’assurance de prêt. 

Un salarié en CDI bénéficie de conditions plus avantageuses, avec des primes moins élevées, étant donné la faible probabilité d’un chômage prolongé. À l’inverse, un intérimaire ou un travailleur indépendant pourrait se voir proposer des taux plus élevés. Notamment en raison du risque perçu par les assureurs, à savoir la volatilité de leurs revenus et la stabilité précaire de leur emploi. Les assurances peuvent aussi inclure des clauses spécifiques ou des exclusions dans le contrat d’assurance de prêt s’ils considèrent que le statut professionnel de l’emprunteur est « à risque ». Ces dispositions peuvent rendre les offres d’assurance de prêt moins compétitives pour certaines catégories de travailleurs. 

Les spécificités selon les différents statuts professionnels 

Le statut professionnel est un facteur déterminant dans la définition des conditions d’accès à une assurance de prêt. Chaque statut professionnel (salarié en CDI, en CDD, intérimaire, travailleur indépendant, fonctionnaire ou demandeur d’emploi) présente des particularités qui influencent la perception des risques par les assureurs. Ces spécificités se traduisent par des variations significatives d’un contrat à l’autre en termes de garanties proposées, de taux appliqués et de conditions générales. 

L’assurance de prêt pour les salariés en CDI

Les salariés en CDI bénéficient d’une stabilité professionnelle considérée comme favorable par les assureurs. En raison de la durée indéterminée de leur contrat, les salariés en CDI représentent un risque minime pour les assureurs. Ces derniers peuvent donc leur proposer des primes plus compétitives et des garanties complètes, sans exclusions particulières. Les salariés en CDI bénéficient ainsi généralement de meilleures conditions d’accès à l’assurance emprunteur, avec une couverture des risques de santé ou d’invalidité à des taux plus avantageux. 

L’assurance de prêt pour les salariés en CDD

Les salariés en CDD bénéficient d’un revenu régulier pendant la durée de leur contrat. Néanmoins, en raison de la nature temporaire de leur contrat de travail, ils sont perçus comme des profils moins stables par les assureurs. En effet, si son CDD n’est pas prolongé, un salarié en CDD pourrait se retrouver sans source de revenus. Pour compenser ce risque accru, les assureurs peuvent appliquer des tarifs d’assurance plus élevés. Certains assureurs acceptent de couvrir le prêt immobilier des salariés en CDD, mais avec des exclusions de garanties ou des conditions particulières. 

La durée du contrat joue également un rôle important dans la détermination des conditions de l’assurance de prêt pour les salariés en CDD. Si un emprunteur possède un CDD de six mois, il pourra se voir appliquer des conditions d’assurance plus strictes, avec des primes plus élevées ou des exclusions spécifiques. Cela s’explique par la perception par les assureurs du risque de perte d’emploi à la fin du contrat, ce qui augmenterait la probabilité de non-remboursement du prêt. L’assureur n’a aucune certitude que l’emprunteur retrouvera directement un travail à la fin de son CDD. 

En revanche, pour un CDD de longue durée (deux ans, par exemple), certains assureurs peuvent accepter de proposer des taux d’assurance proches de ceux proposés aux salariés en CDI. Ils peuvent néanmoins apporter quelques ajustements, notamment en ce qui concerne la période de couverture après la fin du contrat, ou la nécessité d’une réévaluation en cas de renouvellement du contrat.

L’assurance de prêt pour les intérimaires et les intermittents du spectacle

En raison de la précarité de leur emploi, les intérimaires représentent souvent un risque plus élevé pour les assureurs. Les contrats de travail intérimaires étant de courte durée et renouvelables à la discrétion des entreprises, les emprunteurs intérimaires peuvent se voir proposer des taux plus élevés pour leur assurance de prêt. Par ailleurs, les intérimaires qui souhaitent souscrire une assurance emprunteur doivent parfois faire face à des exclusions de garanties sur leur contrat, en fonction de la perception par les assureurs du risque de perte de revenu sur le long terme. 

Comme les intérimaires, les intermittents du spectacle sont régulièrement confrontés à la fin de leur contrat de travail, en raison de la nature particulière de leur travail. Cependant, grâce à un accord collectif national interbranches adopté en 2009, les intermittents du spectacle peuvent bénéficier d’une couverture santé et prévoyance, comprenant notamment les garanties ITT (Incapacité Temporaire de Travail), IPT (Invalidité Permanente Totale), ou encore décès. Ces garanties prévoyance et santé sont valables durant leurs périodes d’inactivité, et peuvent être complétées, sous conditions, par une assurance emprunteur en cas de prêt immobilier. 

L’assurance de prêt pour les travailleurs indépendants 

Les travailleurs indépendants (artisans, commerçants et professions libérales) sont souvent confrontés à des conditions plus strictes pour obtenir une assurance de prêt. L’absence de revenu fixe et la fluctuation de l’activité professionnelle sont des critères mis en avant par les assureurs pour appliquer des taux plus élevés au contrat d’assurance de prêt des travailleurs indépendants. Les assureurs considèrent généralement que les travailleurs indépendants présentent un risque accru de non-remboursement, notamment en cas d’incapacité de travailler pour cause de problèmes de santé. Les travailleurs indépendants doivent donc être particulièrement attentifs aux garanties qu’ils souscrivent, en particulier celles qui sont liées à l’arrêt de travail ou à l’invalidité. 

L’assurance de prêt pour les fonctionnaires

Les fonctionnaires bénéficient d’un statut particulier, jugé plus sûr par les assureurs. En raison de la sécurité de l’emploi dont ils jouissent, ils sont souvent considérés comme des emprunteurs peu risqués. Les primes d’assurance sont généralement plus avantageuses pour les fonctionnaires, avec des garanties étendues et des taux préférentiels. Par ailleurs, des assurances spécifiques sont accessibles aux fonctionnaires. Néanmoins, seuls les organismes ayant signé un accord avec une mutuelle de la fonction publique peuvent proposer ces assurances de prêt. 

L’assurance de prêt pour les demandeurs d’emploi

Les demandeurs d’emploi représentent un cas particulier en matière d’assurance de prêt. Étant sans revenu stable, ils sont considérés comme un risque élevé de non-remboursement par les assureurs. Les indemnités chômage ne sont en effet pas considérées comme des revenus réguliers par les assureurs. Les demandes d’assurance de prêt sont ainsi souvent refusées pour les demandeurs d’emploi, ou bien elles sont assorties de conditions très strictes, avec des primes élevées ou des exclusions de garanties. 

Certains assureurs peuvent toutefois proposer des solutions adaptées en fonction de la durée du chômage et des projets de l’emprunteur. Dans ce cas, la couverture du prêt immobilier peut être limitée aux risques de décès et d’invalidité. La garantie ITT (Incapacité temporaire de travail) sera cependant exclue du contrat d’assurance de prêt. 

 

Le statut professionnel joue ainsi un rôle déterminant dans l’accès à une assurance de prêt, car il influe directement sur la perception du risque par les assureurs. La stabilité de l’emploi et la régularité des revenus sont des critères clés dans la définition des conditions d’assurance et des taux appliqués. Il est donc essentiel de bien comprendre l’impact de son statut professionnel avant de s’engager dans la souscription d’une assurance emprunteur, afin de choisir la couverture la plus adaptée à son profil et à ses besoins. 

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